Abd Al Malik - Il se rêve debout
Eric Clapton & Tracy Chapman - Give me one reason (live)
The Blues Brothers - Everybody needs Somebody to Love
Thirtheen Senses - Into the fire
Righteous Brothers - Unchained Melody
Ray Charles - Hit the Road Jack
Franck Sinatra - Fly me to the Moon
Otis Redding - The dock of the Bay
SCOOP !
Personne ne le sait. Bah oui, sinon ce serait plus un scoop ... Ca c'est mon côté "Wendy" qui ressort (Wendy c'est la blonde :-) )
SCOOP donc !
Hier, j'ai mangé une pomme. Une Golden. D'origine. Une authentique. Avec la queue, les pépins, et toutes les options quoi. Une pomme. Une vraie. Tombée de l'arbre. Du quel ? Je sais pas. C'était une pomme. J'aime pas trop les pommes. Hier j'ai mangé une pomme.
Je rigole ? Je rigole pas ?
SCOOP !
Oui ... Impatient, hein ? D'accord ! Me priez pas comme ça oh ! Ca me gène ...
Hier soir, je me suis essayé à la B.D. Je me lance. Après le simple dessin. J'en fais des moins élaborés mais avec des textes. C'est que ça en débite de la vanne en ce moment...
Faut peut-être que je pense à arrêter les amphét' ?
... the City !
Gros problème d'organisation en ce moment, en plus les profs nous ont pourris de devoirs encore ! Même à Noël, z'ont donc pas de coeur ! (Hein ? Mais si bien sûr que j'ai commencé ... Non mais j'explique, c'est toujours le même problème du "Par où commencer?" ... Si, si c'est vrai !)
Bref, voici THE série ! (le générique ici)
Si quelqu'un veut me faire un cadeau qui me fera à coup sûr plaisir, qu'il m'offre l'intégrale des 6 saisons ! (Non, non personne n'est visé ...)
J'en appele aux hommes maintenant, regardez cette série, vous comprendrez mieux les femmes !
La Révolution donc ...
Qui veut se soulever ?
Faut-il sortir dans la rue ?
Pour quel motif ?
Pour quoi faire ?
Pour revendiquer quoi
Exactement ?
Je vais sortir de chez moi toute seule
Et essayer de bloquer la circulation à un carrefour ...
Pour une bonne révolution il faut
Un peuple ignorant et affamé
Et des intellectuels nantis
Nous n'avons plus ni l'un ni l'autre ...
Faut-il sortir dans la rue, pourquoi ?
Pour oublier quelques temps qu'on a une vie ?
Vivre un peu plus pour oublier sa vie ?
Juster oublier qu'on a presque déjà une vie de faite
Juste pour pas rentrer chez soi tout de suite
Oublier qu'on a un chez soi ...
Là, qui nous attend ...
Pas loin
Juste à côté ...
La révolution ?
Les gens comprendraient pas pourquoi on brûle leurs voitures ...
La révolution était un mode d'expression sanglant
Mais honnête : ils s'adressait directement aux Tsars et aux Rois ...
La révoluition était un mode d'expression : Noble
Où sont les tsars et les rois ?
Les révolutions aujourd'hui ne sont-elles pas
Commes les charettes à bras
Les vieux tonneaux
C'est-à-dire aujourd'hui sans emploi
Comme tous ces trucs-là qui encombraient les rues
Pour faire des barricades ?
La révolution n'est peut-être plus qu'un vieil outil ...
On la consigne dans les granges
Elle est morte avec la classe ouvrière, les intellectuels, les paysans ...
Une révolution ?
Au mieux ...
On peut vouloir faire le bien de son entourage ...
Avant, ils sortaient tous dans les rues
Pour réclamer du pain ...
Nous quand on sort dans les rues
C'est toujours pour du beurre ...
J'ai toujours cru le cours de ma vie incompatible avec celui de ce que l'on nomme "Histoire"
J'ai toujours vu l'histoire vieille
Persistante, hargneuse, comme une trace endurcie
Quelque chose de poussiéreux resté dans les livres
Non, j'ai vraiment l'impression qu'aujourd'hui, l'histoire : ça ne se fait plus ...
Je ne me souviens pas d'avoir souffert comme on a souffert
D'avoir eu mal
Sinon à des moments
Où ça ne concernait que moi
On a eu mal dans les livres
Dans les livres les pertes sont grandes
Graves
Les victoires les peines et les joies
Pertes et joies avaient la dimension du peuple
Pertes et joies sauvages massives terrifiantes
A côté, j'ai l'impression qu'il nous reste, nous
Rien que les petites choses
Les petites-grandes choses
Les petites hécatombes du quotidien
Petites tensions
Querelles d'alcôves
Scènes de ménages
Sur une photo mon père, ma mère très jeunes
Se tiennent la main ils marchent sur un pont
Il fait beau c'est : mois de juin 1970 ...
Style de la jupe, paire de lunettes ...
Ca semble très loin, loin comme de la science
fiction : ça n'a presque pas existé
Une autre photo aux bords dentelés :
mon père appuyé sur la rambarde avec ses lunettes
seul,
jeune,
Joues creuses et fossettes
Sourire d'un très jeune homme
Il y a un filtre léger sur eux,
Léger filtre comme dans un rêve, comme une soie
Irréelle,
Sur des films en super 8 je cours j'ai 8 ans
Je fais environ 1m04
Je dois courrir après mon frère, pour le frapper
Un mois de juin mille neuf cent quatre vingt dix ...
Des vacances en gîte où il a fait très chaud
Ca n'avait rien à voir
Les couleurs, les sons n'étaient pas les mêmes
Non ça n'a rien à voir
Merci à Jepeh qui nous a fait cette belle photo de famille !
"Un homme il ne dit rien il est perdu
de toute façon on n 'entend pas quand il
parle il est assis par terre et ses gestes on
dirait qu'il ne connait rien de ses gestes il
sait quelques mélodies démodées et très
connues qui font des tremblements de terre
dans son ventre c'est tout ce qu'il connaît
de lui ces secousses dont il sort tellement
étonné au fond il peut se lever quelquefois
il se met debout pas souvent aujourd'hui
il est assis il écoute un arbre et le chien
attaché à l'arbre pour un peu on le
prendrait pour l'arbre ou pour le chien à
cause du silence entre les trois si une
femme venait elle ne verrait que les gestes
de l'homme et ça ferait un bruit de verre en
elle mais on ne peut pas savoir ce qui se
passerait vraiment on ne sait rien des
choses qui n'arrivent pas"
Voilà un extrait que vous pourrez écouter si vous venez me voir (et pas que moi !)
Le Mercredi 23 mai à 20h00
A la MJC ST- Pierre
A l'occasion d'une soirée Lotorama
Il faudrait juste que ça n'aille pas trop loin
Qu'on ne nous dise pas trop ce qu'il faut faire, ça ira
Qu'on essaye pas trop de nous influencer avec tous
les moyens du bord
Qu'on nous pousse pas trop et qu'on nous morde pas
trop sur les plates-bandes ...
Ca ira
Qu'on nous dise pas trop "restes à ta place"
Qu'on nous dise pas trop quoi rêver
Avec tous les moyens du bords
Qu'on nous inculque l'icône, tiens : de la femme
libérée
Du père de famille tolérant-conciliant-moderne tout
ça ...
Il faudrait pas trop nous titiller là-dessus non plus
Parce qu'on sait bien tout ça, bordel
Parce qu'on sait bien que c'est Langage
Que c'est des codes, et pas n'importe quoi
C'est calculé, on sait, c'est étudié
Je veux dire : surtout que ça n'aille pas trop loin
Il faudrait pas trop nous dire non plus qu'on obéit
A des réflexes conditionnés
A des mouvements d'opinion
De masses
Ou qu'on se fait bien sûr manipuler ...
Qu'à dire et faire cela : on a été plusieurs miliers ...
Des millions
Qu'on appartient à des classes
Que ce qu'on a c'est bien sûr toujours
Un peu au détriment des autres ...
Qu'on vienne pas trop dans la vie nous dire ce qu'il
faut faire
Qu'on nous pousse pas trop au bord ...
Ca ira
Il faudrait pas trop non plus qu'on nous dise trop quoi
devenir
Je veux dire : dans des petits spots
Slogans glissés à toute allure à toutes les heures
Qu'on emporte dans la poche l'air de rien
S'insinuent dans la tête ...
Il faudrait pas trop que ça nous encombre
Que ça nous nuise
Nous exaspère jusqu'à nous faire sortir mais alors là
complétement
Mais, complétement
Sortir de nous-mêmes ...
Et ça ira
C'est un double Adieu que je fais aujourd'hui. Pour le théâtre déjà, ce soir dernière représentation (rapport avec le texte) et je ne sais pas trop encore si je vais reprendre l'année prochaine ...
Et puis, oui, après 8 mois de BD, j'ai envie de passer à autre chose. Un peu de changement, un peu de renouveau. J'ai d'autres idées de blogs qui me passent par la tête ... et oui ! dur de quitter la blogosphère quand même. Mais honnêtement, je vous promets rien ... Je serais toujours assidue à VOS articles en tout cas, c'est sûr !
Bon été à vous et merci d'avoir été aussi nombreux à réagir, j'en attendais vraiment pas tant. MERCI.
Mais maintenant, c'est ... vacances ... rencontres ... détente ... amis ... fiesta ... et tout le tralala ...
Ils pensent ...