Mr F. ma vie, mon oeuvre
"un Marx et ça repart"
C'est le 2 janvier 1967 que Mr F. décidait de sortir sa tête à St-Etienne (où le stade, ne s'en vante t'il pas assez, est plus grand que celui de l'Abbé Deschamps), au déséspoir de sa mère qui, après un reveillon mouvementé dû encore et encore continuer le travail. Fière de ce dernier, elle décida, par la suite, d'arrêter sa procréation.
C'est donc sous la présidence du Général De Gaulle que notre cher Monsieur Economie commença une enfance loin d'être facile. C'est d'ailleurs à l'âge précoce d'un an et demi (vers mais 1968) qu'il découvrit sa passion pour la gauche caviar qu'il ne reniera pas.
Passionné de BDs, il se forgeat (comme Noël) un monde imaginaire, non pas comme celui de Peter Pan, mais plutôt comme celui de Spider Man où il pourrait enfin combattre les méchants. Méchants qui, pour lui, se résumaient à son docteur, qui lui tirait trop souvent les oreilles, ou encore à son professeur de piano (mais où a t'il trouvé sa vocation ?) qui lui tapait déséspérement sur les doigts.
Sa carrière dans la musique a d'ailleurs été, par la suite, fort compromise quand il comprit que la chorale, ce n'était pas du play-back, non Monsieur, la chorale c'est un chant, c'est un travail de groupe, que dis-je, c'est un art. Alors avoir 10 en faisant du play-back, c'est, finalement, bien payé.
D'ailleurs, en parlant d'argent, le père de notre cher professeur a eu une très bonne place chez Renault en tant que "cadre sup.". Nous comprendrons ainsi comment, dorénavant, il détient de nombreuses actions chez Renault bien sûr mais également chez Toyota, Airbus (Noël toujours) ou encore Microsoft (non, Bill Gates ne dirige pas le monde).
Son baccalauréat en poche avec un beau 17 en économie (qu'il hésitera longtemps à encadrer) mais une bien médiocre note en anglais, que je tairais, il commence alors ses études à l'IEP de Lyon. Et se rend vite compte que Lyon, c'est grand. Loin de sa province stéphanoise, Christophe se jette inconsciemment dans le métro et se retrouve, a fortiori, à le prendre à l'envers (le métro toujours).
En 1989 (très belle année), il obtient tous les diplômes nécessaires à être un enseignant (doué de surcroît). Il se rend alors dans la contrée icaunaise, où, loin des métros et des mauvais souvenirs, il va goûter le bon vin chablisien. Puis direction Tonnerre et enfin Venoy, qu'il qualifie lui-même de "village en cours d'urbanisation" en ajoutant, je cite " vers chez moi, les écoles innovent plus".
Parachuté à Fourier, usine ... non, lycée pardon de banlieue : la salle 1310 devient son royaume, les élèves son cauchemar, et les proverbes, devrais-je dire, SES proverbes son plaisir. Parmi ceux-ci le plus célébre restant "une corde et par la fenêtre", expression que l'on a, en tant qu'élève beaucoup (trop ?) de fois essayé d'imaginer.
Marié officiellement à une seule femme, il est le père de trois enfants (qu'il a fait pour les allocations familiales comme tout le monde le sait), une fille et deux garçons. Père exemplaire, il joue souvent à la console avec ses enfants (euh ... qui fait la popotte pendant ce temps-là ?), chante Mimi Cracra ("l'eau elle aime ça !") et adule Caliméro (et ose encore se moquer des deux bisounours de la classe ...). De même, il adore Terminator III et trouve scandaleux d'être le seul en salle des profs à avoir cet avis. Cependant (oui tout homme a des défauts), il refuse que ses enfants regardent la Star Ac' (précisons qu'il regarde assidûment la Nouvelle Star et est devenu fan de Julien ... m'enfin c'est pas comparable !).
Adepte des nouvelles technologies, il avoue quand même : "si j'avais gardé mon téléphone, ce serait un talkie walkie". Pour ses 40 ans, il a d'ailleurs changé de voiture et s'est offert un ordinateur portable.
Propriétaire d'un blog remarquable, il s'est vite passionné pour les grands économistes de ce monde (Schumpeter, Keynes, Marx, Weber, Durkheim et j'en passe ...). Tellement passionné qu'il en connaît même jusqu'à leur vie sexuelle : "La vie sexuelle de certains économistes ? Pas joli-joli ..."
Pour continuer dans cette lignée, le professeur affirme : "les présidentielles, c'est pas toujours très sain ... le pouvoir des femmes, ça attire." Et oui, toujours de gauche, même en 2007, il n'a pas détourné ses convictions, ce qui fut rare ... en 2007.
Pour conclure cette argumentation méthodique, "entraînant des effets d'entraînements" plus que remarquables, loin du catalogue 3 Suisses (complément La Redoute) traditionel, je ... enfin nous (parlons à la manière occidentale) dirons que, loin des clichés basiques, fort peu avantageux et totalement injustifiés (quoique ... je tenterais bien ... non.), Mr F. dit aussi Mr Economie ou Moebius pour les intimes, a été un prof exemplaire qu'on oubliera (au grand non) jamais.
Informations receuillies par Marie-Laure
Mise en texte par Lulu
Et avec le soutien de toute la classe
Et finissons par une compilation des meilleures répliques :
"Faut pas jeter bébé avec l'eau du bain"
"C'est déshabiller Pierre pour habiller Paul"
"L'argent c'est tabou, on en viendra tous à bout"
"Faut pas pousser Mémé dans les orties"
"Une volée de bois vert" (?)
"On discute le bout de gras"
"Parlons des TUC ... Non pas les gâteaux apéro"
"X et M ? Xavier et Michel"
Ils pensent ...